ACPIR : Au troisième trimestre de 2025, les insolvabilités de consommateurs au Canada ont augmenté de 4,8 % en glissement annuel pour atteindre leur plus haut niveau depuis 2009

Craignant la stigmatisation, de nombreux Canadiens endettés endurent en silence – les professionnels agréés peuvent aider
12 novembre 2025

TORONTO – 12 novembre 2025 – Selon les dernières données publiées par le Bureau du surintendant des faillites (BSF), le nombre de dossiers d’insolvabilité déposés par des consommateurs au troisième trimestre de 2025, soit 36 256, était supérieur de 4,8 % à celui enregistré 12 mois plus tôt. L’Association canadienne des professionnels de l’insolvabilité et de la réorganisation (ACPIR), voix nationale sur les questions d’insolvabilité au Canada, indique qu’il s’agit du troisième volume trimestriel en importance depuis 1987, année où le BSF a commencé à tenir des statistiques à ce sujet, ainsi que du plus haut volume trimestriel depuis 2009, alors que le monde était en proie à une crise financière. Le nombre de dossiers d’insolvabilité de consommateurs a aussi augmenté de 3,3 % au troisième trimestre par rapport au trimestre précédent.

« Derrière ces chiffres se trouvent des Canadiens et des Canadiennes qui continuent d’avoir du mal à jongler avec leurs dépenses quotidiennes et leurs dettes croissantes. Pour beaucoup, le dépôt d’un dossier d’insolvabilité de consommateur est le résultat de pressions financières qui s’accumulent sournoisement depuis un certain temps », déclare Wesley Cowan, syndic autorisé en insolvabilité et vice-président du conseil d’administration de l’ACPIR.

« Souvent, les gens attendent de se sentir complètement dépassés avant de demander de l’aide, explique M. Cowan. Mais parler de leur endettement plus tôt – ne serait-ce qu’avoir cette première conversation – peut faire une grande différence. Le Mois de la littératie financière vise justement à encourager ces conversations et à montrer aux Canadiens et aux Canadiennes qu’une aide est disponible. Les syndics autorisés en insolvabilité vous offrent un endroit sûr où vous pourrez, en toute confidentialité, explorer vos options et trouver une solution pour aller de l’avant. »

S’inscrivant dans un contexte de tensions persistantes pour les ménages, le volume de dossiers d’insolvabilité de consommateurs enregistré au troisième trimestre se maintient à un niveau nettement plus élevé qu’avant la pandémie, s’établissant à 17,1 % de plus que la moyenne prépandémique sur cinq ans pour le troisième trimestre, et à 29,4 % au-dessus de la moyenne des quatre dernières années. Au cours de la période de 12 mois qui s’est achevée le 30 septembre 2025, 139 335 consommateurs ont déposé un dossier d’insolvabilité – légèrement plus (+2,9 %) que durant la période de 12 mois qui a pris fin le 30 septembre 2024. Or, ces chiffres ne reflètent probablement pas toute l’ampleur de la détresse financière, car de nombreux Canadiens et Canadiennes continuent de pâtir en silence par peur du jugement et de la stigmatisation.

« Éprouver des difficultés financières, ça peut arriver à tout le monde, quel que soit son revenu ou ses antécédents », affirme Craig Munro, syndic autorisé en insolvabilité et président du conseil d’administration de l’ACPIR. « La clé, c’est de bien comprendre sa situation et de savoir vers qui se tourner pour obtenir de l’aide. En ce Mois de la littératie financière, nous voulons rappeler que les syndics autorisés en insolvabilité sont des professionnels assujettis à une réglementation fédérale, capables d’expliquer chacune des options d’allègement de dettes, notamment l’aide à l’établissement d’un budget, la consolidation de dettes, la proposition de consommateur et la faillite, afin de permettre aux Canadiens et aux Canadiennes de prendre des décisions éclairées concernant leur avenir financier en toute confiance. » 

À l’échelle régionale, ce sont l’Ontario et le Québec qui ont enregistré le plus grand nombre de dépôts de dossiers d’insolvabilité de consommateurs parmi les provinces, soit 13 893 et 8 898, respectivement. La plus forte augmentation en glissement annuel a été observée en Colombie-Britannique, qui a affiché une hausse de 19,4 % des dépôts au troisième trimestre de 2025. L’Île-du-Prince-Édouard (11,9 %) et Terre-Neuve-et-Labrador (8,3 %) ont aussi déploré des augmentations notables.

Partout au pays, les consommateurs qui croulent sous les dettes en silence sont accablés non seulement par tout ce qu’ils doivent, mais aussi, dans certains cas, par la honte et la peur d’être jugés s’ils demandent de l’aide. Leur souffrance muette mène souvent à de l’isolement et retarde les solutions qui pourraient leur permettre d’améliorer leur santé financière et leur bien-être mental. Le mois de novembre cette année marque le 15e anniversaire du Mois de la littératie financière (MLF), mené sous l’égide de l’Agence de la consommation en matière financière du Canada (ACFC). Le thème de 2025, « Parlons d’argent », est un appel à l’action national pour contribuer à briser la stigmatisation entourant les questions financières et encourager les conversations libres, sans jugement, au sujet de l’argent.

Les Canadiennes et les Canadiens peuvent trouver des outils et des renseignements utiles sur les options qui s’offrent à eux pour gérer leurs difficultés financières en consultant le Portail de solutions à l’endettement du BSF à l’adresse canada.ca/solutions-endettement, ainsi que la page Web de l’ACPIR sur la détresse financière à l’adresse cairp.ca/détresse-financière.

Parallèlement, le nombre de dossiers d’insolvabilité d’entreprises a reculé au troisième trimestre de 2025; 1 108 dossiers ont été déposés, soit une baisse de 15,5 % par rapport à la même période l’an dernier, et de 13,3 % comparativement au trimestre précédent. Au cours de la période de 12 mois qui s’est achevée le 30 septembre 2025, on a dénombré 5 050 dépôts de dossiers d’insolvabilité d’entreprises, ce qui représente 20,8 % de moins que durant la période de 12 mois terminée le 30 septembre 2024.  

« Cette chute du nombre de dossiers d’insolvabilité d’entreprises ne signifie pas forcément que les entreprises sont en meilleure santé financière, explique M. Munro. Il se peut que certains propriétaires retardent le moment de déposer un dossier en composant avec leurs dettes ou en s’entendant de manière informelle avec leurs créanciers. D’autres mettent tout simplement fin à leurs activités sans accéder au système d’insolvabilité, ce qui signifie que leur situation financière précaire n’est pas reflétée dans les statistiques officielles. La peur de l’opprobre peut aussi être un facteur. Les propriétaires d’entreprise aux prises avec des difficultés financières peuvent faire appel à un syndic autorisé en insolvabilité sans tarder, afin de connaître leurs options et d’éviter toute aggravation de leur situation. Les SAI sont parfaitement qualifiés pour aider à évaluer la situation des entreprises et trouver la solution la plus viable pour l’avenir. »

À PROPOS DE L’ACPIR

L’Association canadienne des professionnels de l’insolvabilité et de la réorganisation (ACPIR), qui est l’association nationale des professionnels de l’insolvabilité, compte 1 400 membres et associés. Les membres de l’ACPIR ont obtenu la désignation de professionnel agréé de l’insolvabilité et de la réorganisation (PAIR) et la plupart sont des syndics autorisés en insolvabilité (SAI) qui offrent des services en matière d’insolvabilité et de réorganisation aux consommateurs et aux entreprises aux prises avec des difficultés financières. L’ACPIR est la voix nationale sur les questions d’insolvabilité dans tout le Canada.

Pour en savoir plus, consultez : www.ACPIR.ca

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