Rien de mieux pour soutenir une cause, une entreprise ou une idéologie que l’appui manifesté par des tierces parties. Ce n’est pas pour rien que de telles prises de position soient très recherchées, non seulement par les entreprises empressées de rendre publiques les éloges à l’égard d’un bien qu’elles produisent ou d’un service qu’elles offrent, mais aussi par la classe politique dont les efforts sont mis en valeur par de véritables « électeurs » – même si ce sont des adhérents déjà acquis à la cause d’un parti politique.Après tout, si Jeanne ou Jean de Sudbury sont enthousiastes à l’idée de voter pour le candidat X, c’est peut-être qu’ils ont de bonnes raisons. Cette tendance à se laisser entraîner par l’optimisme honnête d’autrui relève de la nature humaine.Les appuis, il va sans dire, ne sont utiles que s’ils sont légitimes, car s’ils sont faux ou trompeurs, ils peuvent avoir l’effet contraire en compromettant gravement la crédibilité et la fiabilité d’une organisation ou d’une personne.C’est pourquoi il est toujours sage de s’assurer que tout témoignage présenté pour le compte d’une organisation membre est bien celui d’une personne identifiable. Témoin la fâcheuse posture dans laquelle s’est retrouvé le député progressiste-conservateur de la circonscription de Carleton-Mississippi Mills, dans l’Est ontarien, Jack MacLaren.Le quotidien The Ottawa Citizen a enquêté sur la crédibilité des témoignages publiés sur le site Web du député. Il a découvert quelques anomalies dans la section du site consacrée aux remerciements – les photos de personnes censées avoir fourni des « témoignages » comprenaient celles d’un homme habitant aux Pays-Bas, d’un autre, de San Francisco, qui figurait aussi sur des sites de produits de beauté, et d’une actrice de New York ayant eu un petit rôle il y a quelques années dans la série télévisée sur le tueur en série « Dexter ».Pour des raisons évidentes, cette histoire s’est retrouvée au cœur d’un tourbillon médiatique à Queen’s Park, et M. MacLaren a dû retirer les photos de son site et s’excuser de les y avoir mises. Il a essayé d’expliquer que les commentaires où on le remerciait pour sa carrière dans la fonction publique étaient authentiques, mais que les photos et les noms avaient été remplacés pour protéger l’identité de leurs auteurs.Que cela soit vrai ou pas – la plupart des gens qui se donnent la peine d’appuyer une personnalité politique n’ont généralement pas d’hésitation à être associés publiquement à elle –, le tort causé à la crédibilité de ces témoignages était déjà irréparable.Donc, si vous vous êtes déjà demandé s’il ne serait pas possible d’exagérer les remerciements d’un client ou d’emprunter une photo d’un site Web pour l’associer au témoignage d’un client réel, rappelez-vous des pièges que cela comporte pour votre crédibilité auprès du public.Bon nombre des clients de membres de l’ACPIR peuvent devenir nerveux – et c’est bien compréhensible – à l’idée de voir leur nom et leur image dévoilés publiquement dans un message d’appui s’ils ont traversé une période d’insolvabilité personnelle ou connu une réorganisation de crédit. Cependant, vous pourriez parfois être agréablement surpris.Dans le cadre de mon travail dans un hôpital public, j’ai souvent sous-estimé la volonté d’anciens patients de raconter leur histoire dans des témoignages louangeant le travail de nos effectifs – et le fait est qu’ils parlent ouvertement de leurs problèmes et de leur état de santé. Si vous ne posez pas la question, vous ne saurez jamais qui sera prêt à dire au monde entier à quel point vous avez su les aider à traverser une crise financière et comment ce témoignage pourrait encourager d’autres personnes à demander la même aide.Steve Erwin est un ancien journaliste et un professionnel des affaires publiques basée à Windsor. ON, et un membre du conseil d'administration de l'ACPIR.
Perspectives et actualités de l'industrieBlogues
Blogues > Les avantages – et les pièges – des appuis de tierces parties
par Par Steve Erwin
12 février 2026