Le saviez-vous? Les syndics autorisés en insolvabilité (SAI) sont là pour vous aider

par Par Leanne Salyzyn, FPAIR, SAI, championne de la littératie  financière à l’ACPIR
12 février 2026

En qualité de syndics autorisés en insolvabilité (SAI), il est tout à fait naturel que nous fassions la promotion de la littératie financière. C’est pourquoi nous sommes vraiment ravis de participer, en novembre, au Mois de la littératie financière.Les SAI sont à même de constater de visu les effets néfastes causés par  les difficultés financières sur les individus  et leurs familles. Partout au Canada, ils  rencontrent chaque jour des consommateurs aux prises avec des difficultés financières. Ils évaluent leur situation financière et formulent des recommandations susceptibles à changer leur avenir financier.Le SAI est habilité à administrer les faillites ou les propositions de consommateur au Canada – deux mécanismes d’atténuation  à la disposition des personnes insolvables, c’est-à-dire incapables d’honorer leurs engagements financiers.Toutefois, la tâche des syndics autorisés en insolvabilité (auparavant appelés « syndics de faillite ») ne se limite pas à cela. Loin de là. Grâce à leur excellente formation, ils sont à même  de proposer des solutions appropriées permettant de redresser une situation financière difficile.Les canadiens ne sont pas des cancres en matière de finances personnelles. D’après les statistiques du Réseau international sur l’éducation financière, ils se classent au troisième rang mondial en matière d’éducation financière.Pas si mal comme résultat, bien qu’il y ait d’importantes lacunes. Selon l’Agence de la consommation en matière financière du Canada, qui chapeaute le Mois de la littératie financière à l’échelle nationale, « le tiers des canadiens ont eu de la difficulté, à un moment ou à un autre, à acquitter leurs  frais de subsistance à même leurs revenus d’emploi uniquement. Bon nombre des canadiens, qui se trouvent dans cette situation, s’endettent pour joindre les deux bouts. »Par expérience, nous savons que beaucoup de canadiens ont besoin d’aide pour comprendre les options à leur disposition.Selon le Bureau du surintendant des faillites, organisme de réglementation fédéral chargé de l’application de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité, plus de 120 000 consommateurs ont, en 2015, cherché un répit auprès de  leurs créanciers soit  en déclarant faillite ou soit en déposant une proposition de consommateur. Toutefois, ces statistiques englobent uniquement les consommateurs qui ont eu recours à  l’aide d’un professionnel autorisé. Combien d’autres ont été  trop craintifs ou gênés pour le faire?Les SAI peuvent leur venir en aide. En vertu de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité, ils offrent depuis 1992, à un failli, une personne liée ou un débiteur consommateur, deux séances de consultation obligatoires en matière d’insolvabilité.Ces séances portent sur la saine gestion budgétaire, les habitudes de consommation, l’obtention et l’utilisation du crédit à la consommation et les causes non budgétaires (p. ex. jeu, dépendance, problèmes familiaux ou conjugaux) susceptibles d’avoir contribué aux difficultés financières des débiteurs. Vingt-quatre (24) ans après l’implantation de ces séances de consultation, malgré tous les efforts déployés, le taux global d’insolvabilité des consommateurs n’a malheureusement presque pas diminué.Sur le terrain, dans le cadre des séances de consultation, les débiteurs nous parlent de mauvaises décisions financières ou de l’impossibilité de redresser  une situation financière précaire résultant  d’une série d’événements malheureux. Nous comprenons que les problèmes financiers peuvent survenir facilement, d’autant plus que de nombreux canadiens vivent dans l’attente de leur prochain chèque de paie. Par crainte d’être jugés, bien des gens souffrent en silence pendant des années sans réclamer d’aide. Pour obtenir des conseils financiers, ils préfèrent se tourner vers des parents ou amis au lieu de faire appel à un professionnel autorisé. Ils affirment ne pas comprendre les documents qu’ils ont signés. Ils disent avoir trop peur ou être trop gênés pour poser des questions. Ils reconnaissent avoir accepté du  crédit facilement accessible – pas nécessairement parce qu’ils en avaient les moyens, mais plutôt parce qu’il était disponible. Il s’ensuit que de nombreux canadiens vivent au-dessus de leurs moyens.Les SAI contribuent à aplanir les lacunes résultant de comportements financiers inadéquats et aident les consommateurs à se prendre en main en les éduquant sur les finances personnelles et l’industrie du crédit à la consommation. Nous savons que personne n’est à l’abri de l’endettement – il peut affliger des personnes de toutes générations ayant accès au crédit.Nous espérons que les consommateurs considéreront les SAI comme les « professionnels de première ligne » à qui s’adresser pour obtenir des conseils financiers et non comme une ressource de dernier recours. Demander  le plus tôt possible conseil à un professionnel autorisé, expérimenté et compétent, peut faire toute la différence.