La promo de 2026 : Renouveler son hypothèque en période d’incertitude

par Daniel Budd, PAIR, SAI
La hausse des taux hypothécaires touche de nombreux propriétaires canadiens. Découvrez des stratégies concrètes pour mieux gérer votre budget lors du renouvellement de votre prêt.
7 mai 2026

Quand il est question de l’orientation de l’économie canadienne, chacun y va de son opinion. Malheureusement, il n’y a pas de consensus clair non plus !    

Même au sein de l’économie canadienne, il existe une différence très marquée entre les marchés du logement à l’échelle du pays. Bien que la majorité des économies locales connaissent une croissance stable, certains marchés sont devenus inabordables, alors que d’autres s’effondrent, comme le marché de la copropriété à Toronto.

Une chose est certaine, cependant : d’ici les douze prochains mois, chaque propriétaire aura renouvelé son prêt hypothécaire à un taux supérieur à celui de la période précédente.   

C’est en janvier 2022 que les taux d’intérêt ont commencé à augmenter après s’être établis à des niveaux historiquement bas durant la pandémie. Étant donné que la durée maximale avant le renouvellement des modalités hypothécaires est de cinq ans, d’ici janvier 2027, plus personne ne pourra profiter de la faiblesse des taux d’intérêt qui a marqué les premières années de la pandémie.  

Qu’est-ce que cela signifie pour le consommateur moyen ?

Cela signifie qu’en marge de la hausse des coûts de la vie quotidienne, le poste le plus important du budget de tous les ménages – le logement – s’apprête à augmenter lui aussi. Que pouvez-vous faire ? Voici quelques options qui s’offrent à vous.

1. Essayez d’atténuer l’augmentation de vos versements hypothécaires en réduisant ou en optimisant vos autres dépenses. Renoncez à cette tasse de café, recevez vos amis à la maison plutôt que de sortir au restaurant, organisez une soirée Netflix au lieu d’aller au cinéma – n’importe quoi pour dépenser moins.

2. Demandez à votre banque s’il est possible de prolonger la période d’amortissement. Les banques sont désormais en mesure d’allonger la période totale prévue pour le remboursement intégral, souvent de cinq années supplémentaires. S’il est vrai que cette option vous coûtera plus cher en intérêts sur l’ensemble de la durée de votre prêt hypothécaire, vos mensualités seront plus faciles à gérer si la banque l’autorise.

3. Réduisez votre dette non garantie. Si vous avez une importante dette non garantie (tout accord de prêt ou de crédit pour lequel vous n’avez pas donné de bien en nantissement) qui pèse lourdement sur votre budget mensuel, voyez s’il est possible de la regrouper avec votre hypothèque. Votre paiement hypothécaire augmentera, certes, mais vos dépenses mensuelles totales diminueront, car vous convertirez les taux d’intérêt applicables à votre carte de crédit ou à votre marge de crédit non garantie en un taux d’intérêt hypothécaire, et celui-ci est toujours beaucoup moins élevé.

4. Envisagez une proposition de consommateur. Si vous ne faites que rembourser vos soldes minimums et êtes incapable de réduire votre dette non garantie, le moment est peut-être venu de parler à un syndic autorisé en insolvabilité. Une proposition de consommateur peut nuire à votre crédit, mais ce pourrait être la solution idéale pour vous permettre de réduire vos versements mensuels minimums et vous éviter de vous retrouver aux prises avec un endettement insurmontable dans cinq ans.

5. Évaluez – soigneusement – la possibilité de vivre dans plus petit. Avant que les valeurs du marché ne chutent, demandez-vous s'il est temps de vendre et d'investir dans un bien immobilier moins coûteux. Face à l'incertitude ambiante, il est peut-être judicieux de tirer le meilleur parti de votre propriété et de minimiser vos dépenses de logement. En vivant dans moins grand, vous économisez non seulement sur les mensualités de votre prêt hypothécaire, mais aussi, habituellement, sur l’impôt foncier, l’assurance, les services publics, l’entretien et les frais accessoires.

Il est important de noter que certains marchés ont déjà connu des baisses importantes de la valeur des propriétés. Avant de faire une offre sur un bien plus petit, assurez-vous de pouvoir le vendre à un prix supérieur au montant restant dû sur votre prêt hypothécaire. Dans le cas contraire, la vente pourrait vous coûter beaucoup plus cher que prévu ! Surtout, faites vos recherches. Consultez des professionnels, comparez les taux et explorez les différentes options qui s’offrent à vous.

Il est aussi important de reconnaître que les marchés du logement et de la location varient considérablement d’une région à l’autre du Canada. Dans certaines régions, les prix des maisons pourraient baisser, tandis que dans d’autres, la rareté des logements continue de soutenir des prix plus élevés. De même, même si les loyers se sont stabilisés sur certains marchés, l’accessibilité et la disponibilité des logements peuvent demeurer problématiques. Avant de prendre des décisions comme celle de réduire la taille de son logement ou de déménager dans une propriété locative, il est essentiel d’examiner attentivement les conditions du marché local, notamment les frais de transaction, la disponibilité des logements locatifs et l’accessibilité financière à long terme.

Si vous avez l’impression que, peu importe l’option, 1 + 1 n’égale plus 2, parlez à un syndic autorisé en insolvabilité. Les SAI sont là pour vous aider à comprendre vos options et à faire le choix le plus judicieux pour gérer votre budget.

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