Comment la crise du coût de la vie fait basculer un nombre accru de Canadiens vers l’insolvabilité

par Braden Burritt, PAIR, SAI
Comment la crise du coût de la vie touche-t-elle les Canadiens? Découvrez comment l’inflation, les salaires qui stagnent et la hausse des taux d’intérêt entraînent davantage de Canadiens vers l’insolvabilité et quand obtenir l’aide d’un syndic autorisé en insolvabilité (SAI).
21 juillet 2026

Le coût de la vie est régulièrement au cœur de l’actualité, et pour cause : les Canadiens continuent de faire face à des difficultés financières grandissantes. Que ce soit à l’épicerie ou à la pompe, ou au moment de payer leur loyer ou de rembourser leurs dettes, les Canadiens doivent composer avec une augmentation des coûts dans presque tous les aspects de leur vie quotidienne. Bien que de nombreux facteurs interviennent, il reste que la hausse de l’inflation, l’instabilité salariale et la montée des taux d’intérêt peuvent transformer des difficultés liées au coût de la vie en véritable crise.

Une inflation qui pèse lourd 

En mai, Statistique Canada faisait état d’une hausse de 3,2 % de l’Indice des prix à la consommation, indicateur qui permet de suivre l’évolution de l’inflation et du prix de certains biens de consommation et services. Cela signifie que les Canadiens ont payé cette année, en moyenne, 3,2 % de plus que l’an dernier pour se procurer des biens essentiels. À lui seul, ce chiffre peut ne pas sembler alarmant, mais n’oublions pas que l’inflation est cumulative et finit par peser lourd à la longue. Étant donné que nous établissons généralement nos budgets en fonction des dépenses de l’année précédente sans tenir compte de l’inflation, notre marge de manœuvre budgétaire se rétrécit, si bien que tout nous paraît plus cher encore.

Des revenus insuffisants

Outre la hausse de l’inflation, qui rend le coût de la vie moins abordable, mentionnons le fait que les niveaux de revenu sont restés relativement stables et que même lorsque les salaires augmentent, ils ne s’accroissent pas assez rapidement pour compenser la hausse du coût de la vie. Ainsi, l’épicerie coûte plus cher, les prix de l’essence fluctuent d’un mois à l’autre et le manque de logements abordables touche aussi bien les locataires que les propriétaires. Conséquence? Lorsque les niveaux de revenu n’évoluent pas au même rythme que l’inflation, plus de gens ont du mal à survivre financièrement d’une paie à la suivante et sont forcés de puiser dans leurs économies ou de s’en remettre au crédit pour s’acquitter de leurs obligations financières. 

Des taux d’intérêt contraignants

Alors que les Canadiens sont plus nombreux à recourir au crédit, les options de financement deviennent mois abordables, car les taux d’intérêt ont augmenté au cours des cinq dernières années. Cette montée des taux d’intérêt ne se répercute pas uniquement sur les hypothèques; elle rend les marges de crédit, les prêts-automobiles et les dettes à taux variable plus coûteux à rembourser. Pour un ménage qui n’a déjà que très peu de marge de manœuvre, devoir payer chaque mois quelques centaines de dollars de plus en intérêts peut faire la différence entre rester à jour dans le paiement des factures et prendre du retard. Au début, les gens bravent la tempête en réduisant leurs dépenses discrétionnaires, en reportant certains achats ou en utilisant leurs économies pour joindre les deux bouts. Mais au fil du temps, ces ressources s’épuisent, et le crédit devient une solution nécessaire pour suivre le rythme des dépenses. 

Dans quelle mesure ces facteurs contribuent-ils à l’augmentation des cas d’insolvabilité au Canada? 

La hausse de l’inflation, la stagnation des revenus et la montée des taux d’intérêt ont fragilisé la situation financière des ménages et accru la dépendance au crédit partout au Canada. L’utilisation judicieuse du crédit peut aider à couvrir certaines dépenses temporairement, mais ce n’est pas une solution à long terme. Progressivement, le crédit peut mener à un cycle d’endettement, où on s’endette pour rembourser une autre dette ou on accumule les retards de paiement. Lorsqu’une personne n’est plus capable d’honorer ses obligations financières à temps, ou que le montant de ses dettes dépasse ce qu’elle est raisonnablement en mesure de rembourser, elle pourrait être considérée comme étant insolvable et avoir accès à une solution formelle pour alléger ses dettes. 

Se retrouver dans une telle situation peut être éprouvant, mais une dette devenue incontrôlable n’est pas seulement une question de calculs; c’est aussi une source de détresse émotionnelle. Les gens aux prises avec une dette se sentent souvent gênés, frustrés ou isolés, même si leur endettement résulte d’une combinaison de facteurs comme la hausse du coût de la vie, la perte d’un emploi, une maladie, une séparation ou un événement de la vie hors de leur contrôle.     

La vérité, c’est que si vous avez du mal à vous en sortir, vous n’êtes pas seul. Les données dans leur ensemble montrent que beaucoup de Canadiens sont dans des situations similaires et qu’ils sont de plus en plus nombreux à demander de l’aide. Selon l’Association canadienne des professionnels de l’insolvabilité et de la réorganisation (CAIRP), 37 121 Canadiens ont déposé un dossier d’insolvabilité de consommateur au premier trimestre de 2026, soit le plus haut volume trimestriel depuis 2009. S’il est vrai qu’une procédure formelle d’insolvabilité comme la faillite ou la proposition de consommateur ne convient pas forcément à tout le monde, il reste que ces données révèlent que les difficultés financières sont généralisées et que les gens atteignent un point où s’en sortir par eux-mêmes ou avoir recours à des stratégies informelles ne suffit plus. 

Si vous avez constamment l’impression d’être en retard dans le remboursement de vos dettes, ou si vous faites face à une procédure de recouvrement ou à une saisie sur salaire, vous auriez avantage à parler à un syndic autorisé en insolvabilité (SAI). Les SAI sont les seuls professionnels au Canada autorisés par le gouvernement fédéral à administrer des procédures comme les propositions de consommateur et les faillites. Ils peuvent examiner votre situation financière, expliquer toutes les options qui s’offrent à vous et discuter de la pertinence d’une proposition de consommateur, d’une faillite ou d’une autre solution. 

Plus tôt vous demanderez conseil, plus nombreuses seront vos options. Si votre budget ne vous permet plus de couvrir vos dépenses malgré tous vos efforts, prenez rendez-vous avec un SAI dès aujourd’hui pour un entretien confidentiel. 

Explorez les articles associés par catégorie

Solutions à l’endettement pour les consommateurs