Dernières nouvelles > Moins de Canadiens demandent l’allégement de leurs dettes durant la pandémie de COVID 19 – les personnes en difficulté financière sont exhortées à solliciter l’aide d’un professionnel autorisé

Moins de Canadiens demandent l’allégement de leurs dettes durant la pandémie de COVID 19 – les personnes en difficulté financière sont exhortées à solliciter l’aide d’un professionnel autorisé

affiché le 12 mai 2020

TORONTO, le 11 mai 2020 – Après avoir augmenté de façon constante au cours de la dernière année, le nombre de Canadiens ayant déposé un dossier d’insolvabilité a diminué de 5,5 % au premier trimestre de 2020 par rapport au trimestre précédent selon les dernières statistiques officielles publiées aujourd’hui. En mars seulement, le nombre de dossiers d’insolvabilité de consommateurs a reculé de 8,5 % par rapport à la période correspondante l’an dernier.

Cette baisse est en grande partie attribuable à l’assouplissement des modalités de paiement apporté par les créanciers, les locateurs et les administrateurs, allié aux mesures temporaires de soutien du revenu mises en place par le gouvernement. Ces formes d’aide ont permis à de nombreux Canadiens de joindre les deux bouts, mais les professionnels de l’insolvabilité s’attendent à ce que le nombre de dossiers d’insolvabilité de consommateurs monte en flèche dans la foulée de la pandémie de coronavirus.

« Les mesures de soutien gouvernemental et le répit accordé pour les paiements à court terme ont permis à un grand nombre de personnes déjà aux prises avec de lourdes dettes de garder la tête hors de l’eau. Mais leur problème d’endettement n’est toujours pas réglé, indique Mark Rosen, président du  conseil de l’Association canadienne des professionnels de l’insolvabilité et la restructuration. La pandémie accroîtra l’endettement excessif auquel les Canadiens faisaient déjà face et, pour nombre d’entre eux, une procédure d’insolvabilité sera la solution. »

Avant la pandémie, qui a créé une onde de choc sur le plan des revenus et une grande incertitude économique, le nombre de dossiers d’insolvabilité de consommateurs était déjà en hausse au Canada. En dépit de la baisse enregistrée au premier trimestre, le nombre total de dossiers d’insolvabilité a augmenté de 8,4 % au cours de la période de 12 mois terminée le 31 mars comparativement à la période correspondante l’an dernier.

 

Comme on ne peut prévoir avec certitude quand la pandémie prendra fin, M. Rosen estime que les Canadiens lourdement endettés devraient dès maintenant faire appel à un professionnel avant de se trouver encore plus submergés. Il les met en garde contre les pseudo-solutions miracles à l’endettement ou les stratagèmes de remboursement de dettes qui semblent trop beaux pour être vrais.

Les syndics autorisés en insolvabilité sont les seuls professionnels sous réglementation fédérale qui peuvent mettre leurs compétences et leur savoir-faire au service de personnes et d’entreprises à la recherche d’options pour alléger leurs dettes, les protéger contre leurs créanciers et les libérer de leurs dettes. Ils donnent des conseils concernant toutes les mesures d’allégement – entre autres les propositions – et adoptent une approche personnalisée pour déterminer la solution la mieux adaptée.

S’il détermine que la faillite ou le dépôt d’une proposition constitue la meilleure option, le syndic autorisé en insolvabilité doit s’assurer de ne pas porter atteinte aux droits des débiteurs, tout en protégeant ceux des créanciers.

« Pour les personnes et les familles en difficulté financière, la procédure d’insolvabilité vise réellement à surmonter cette épreuve afin de se concentrer sur l’avenir meilleur qui les attend. Pour les créanciers, la procédure officialise les négociations et atténue les pertes », affirme André Bolduc, membre du conseil exécutif et syndic autorisé en insolvabilité.

Comme l’explique André Bolduc, dès qu’une personne dépose une cession en faillite, elle est protégée contre ses créanciers. Elle peut aussi échapper ainsi aux appels des agences de recouvrement et à la saisie-arrêt sur salaire.

« Les gens pourraient avoir tendance à se laisser paralyser par la peur ou par la honte et à ne pas s’occuper des factures qui s’accumulent. C’est la pire chose à faire en ce moment. Personne ne doit tenter de traverser seul cette crise. Il y a de l’aide à la disposition des débiteurs », ajoute-t-il.

Afin de respecter les mesures de distanciation physique tout en continuant de venir en aide aux personnes ayant besoin de soutien financier, de nombreux syndics autorisés en insolvabilité partout au pays offrent des consultations sans contact gratuites, virtuellement ou par téléphone.

Pour trouver un syndic dans votre région, consultez la page https://cairp.ca/cgi/page.cgi/trouver-un-pair-cirp.html.